Blog sur Clermont-Ferrand

Présentation et actualités de la «Métropole des Arvernes»

L’Hôtel de Ville

Habituellement bien visible, ou du moins généralement situé sur une place populaire, l’Hôtel de Ville de Clermont fait défaut à cette habitude urbaine.

Situé dans une petite rue sans prétention, au cœur du vieux Clermont, à deux pas de la Cathédrale, l’Hôtel de Ville de Clermont est un imposant palais de Lave. Le bâtiment, composé d’immenses colonnes en façade, d’une agréable cour intérieure entourée d’arcades, est trop souvent oublié des visiteurs. Pourtant, le Palais de Boulogne, c’est son nom, regorge de salles et d’éléments intéressants.

Façade extérieure de lHotel de Ville, dans la rue Philippe Marcombes

Façade extérieure de l'Hotel de Ville, dans la rue Philippe Marcombes

L’histoire de ce bâtiment est longue, est souvent mystérieuse. Selon la plupart des historiens, le Palais de Boulogne est achevé en 1857. Il a été construit sur l’emplacement de l’Ancien Palais de Boulogne. Le Palais actuel est une copie agrandie de l’ancien. L’architecte Louis Ledru, père de l’édifice, imagina un lieu où pourraient se concentrer le Palais de Justice (aujourd’hui disparu), la Prison (toujours ouverte aujourd’hui et dans un piteux état) et la mairie.

Parmi les éléments intéressants dans l’édifice, on peut citer, entre autres,  la cour intérieure, l’escalier monumental et la Salle des Fêtes.

Vue sur la  cour intérieure

Vue sur la cour intérieure

Actuellement, l’édifice reste toujours l’Hôtel de Ville de Clermont. Mais depuis 2008, des rumeurs persistantes font part d’un transfert de la mairie vers le bâtiment principal de l’Hôtel Dieu, qui va bientôt fermer et dont le site doit être complètement réaménagé… l’avenir proche nous le dira en tout cas !

Par Thomas

Une des salles de la Mairie de Clermont

Une des salles de la Mairie de Clermont

5 juillet 2009 Publié par : | Uncategorized | , | Laisser un commentaire

Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

Véritable point de repère géographique pour le clermontois, la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption représente bien plus qu’un symbole religieux pour la ville. Perchée tout en haut du plateau central, elle constitue l’élément le plus visible de la ville.

Vue sur la cathédrale et la statue dUrbain II depuis la place de la Victoire

Vue sur la cathédrale et la statue d'Urbain II depuis la place de la Victoire

Elle succède sur ce même emplacement à trois sanctuaires chrétiens, le premier remontant au 5ème siècle. Sa destruction fut ordonnée par Pépin le Bref. Le second, reconstruit peu de temps après fut démoli par les normands. Enfin, une cathédrale romane fut bâtie sous Etienne II et consacrée en 946. Elle constitua un modèle pour de nombreuses églises d’Auvergne, dont Notre-Dame du Port. Sa crypte ne fut pas démolie, est toujours visitable, et abrite un sarcophage de marbre blanc datant du 4ème siècle.

En 1248, Hugues de la Tour, l’évêque d’alors, de retour de Paris décide de lancer la construction d’une nouvelle cathédrale. Emerveillé par la Sainte Chapelle qu’il a visitée lors d’un voyage à Paris, il demande à Jean Deschamps, architecte à qui l’on doit également la construction des cathédrales narbonnaise et limougeaude, de s’en inspirer. On abandonne, pour la construction du nouvel édifice, l’arkose, pierre calcaire blanche qui a notamment bâti Notre-Dame du Port et les trois églises antérieures à la cathédrale (la crypte est en arkose), au profit de la pierre de Volvic, pierre beaucoup plus robuste qui permettra de construire des piliers plus fins, et qui donnera à la cathédrale sa couleur si particulière.

La cathédrale avant les travaux dachèvement du 19ème siècle

La cathédrale avant les travaux d'achèvement du 19ème siècle

Les travaux s’étalèrent sur plusieurs décennies, et le fils de Jean Deschamps, Pierre Deschamps, prit la relève. Néanmoins, ils durent cesser en 1355 en raison de la Guerre de cent ans.

La couverture actuelle de la cathédrale, en plomb, date de 1507.

A la révolution, Notre-Dame de l’Assomption frôle la destruction totale, mais trois tours ainsi que l’autel sont détruits. Beaucoup de mobilier fut également volé et détruit.

En 1866, les travaux d’achèvement de la cathédrale reprennent, d’après les plans de Viollet-le-Duc, dans le respect des méthodes de construction du Moyen-âge. La façade occidentale (celle qui donne sur la rue des Gras), surmontée de ses deux flèches de 108 mètres voit le jour. Ainsi achevée, la cathédrale mesure 99 mètres de long, pour un peu plus de 30 de large.

Les escaliers de la façade ouest ne seront construits qu’au début du 20ème siècle, et donneront lieu à la destruction de la maison de Blaise Pascal.

A noter que des visites de la crypte et de la Tour de la Bayette sont organisées du lundi au samedi, de juillet à septembre. De plus, l’office du tourisme propose une visite d’une heure de la cathédrale et son quartier.

Vue sur le choeur.

Vue sur le choeur.

5 juillet 2009 Publié par : | Patrimoine | , , | Laisser un commentaire

   

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