Blog sur Clermont-Ferrand

Présentation et actualités de la «Métropole des Arvernes»

La population clermontoise

Une augmentation lente et progressive depuis la fin du XVIIIème siècle.

Depuis sa fusion avec Montferrand, concrétisée au milieu du XVIIIème siècle, la cité clermontoise n’a cessé de s’agrandir en repoussant toujours plus ses limites. Délaissant le vieux Clermont, des populations nouvelles ont aménagé de nouveaux quartiers comme celui ceinturant le Jardin Lecoq (Boulevard Trudaine, Cours Sablon…) mais aussi les quartiers de la Gare et Delille. De 30 000 habitants en 1793, la ville est passée à 38 160 en 1856 puis 50 000 en 1891. La révolution industrielle, mais aussi le désir de trouver en ville des conditions de vies théoriquement plus confortables, ont conduit de nombreuses populations rurales à venir s’installer dans les villes. Cette augmentation sera ponctuée de périodes plus ou moins fastes.

Le XXème siècle, de la petite ville ouvrière  à la capitale régionale

De 1900 à 1950, l’activité industrielle se développe très fortement, est Clermont devient peu à peu une ville ouvrière, notamment grâce à la montée en puissance de Michelin. Grâce à un taux de natalité important, et à l’arrivée de populations d’autres régions françaises, Clermont pousse comme un champignon, les quartiers résidentiels, la plupart modestes, se multiplient. Malgré les ralentissements dans l’évolution démographique dus aux deux guerres mondiales, la population de la ville passe de 53 000 habitants en 1901 à 82 577 en 1921, 114 000 habitants en 1954.

Dès les années 60, et pendant près de 20 ans, le développement de Michelin se poursuit, et le secteur des BTP est en pleine expansion, pour répondre au spectaculaire développement économique que connaît la France lors des 30 glorieuses. Une arrivée massive de populations immigrées, notamment espagnole et italienne, mais surtout portugaise (la ville comporte aujourd’hui la plus importante communauté portugaise de France après Paris) contribue à une forte augmentation de la population. Michelin et le secteur du bâtiment attirent sans cesse des ouvriers, la plupart ayant quitté leur pays pour espérer trouver un niveau de vie plus correct. Ainsi, de 128 000 habitants en 1962, Clermont passe à 149 000 en 1968, pour atteindre 157 000 habitants en 1975, le plus haut niveau jamais atteint par la ville.

La fin des années 70 et le 2ème choc pétrolier sonnent le glas des 30 glorieuses, et l’industrie nationale, comme locale, commence à perdre son poids économique et salarial, au profit des services et du commerce. Malgré la création de vastes zones commerciales, du Centre Jaude au tout début des années 80, mais aussi de l’implantation d’importantes et nombreuses administrations locales et nationales à Clermont, la ville s’engage dans un long déclin démographique. Le chômage augmentant, les ouvriers se reconvertissent dans d’autres types d’emplois et, surtout, les centres-villes ne sont plus à la mode, au profit des banlieues, recherchées à l’époque pour leur relative tranquillité, la possibilité d’avoir une maison avec un petit bout de terrain, tout en restant proche de la Ville.

Ainsi de 157 000 habitants en 1975, la ville retombe à 147 000 en 1982, puis 136 000 en 1990, son niveau le plus bas depuis le recensement de 1968.

Mais la situation se renverse à nouveau dans les années 90. En effet, après de longues et ennuyeuses années d’inactivité urbanistique (les centres-villes français n’ont pour la plupart que peu évolué pendant 20 ans), au profit du développement des zones périphériques et des banlieues, les centre villes redeviennent à la mode, et dans toute la France les municipalités réapprennent à réaménager leurs centres-villes, ayant enfin compris qu’il constituait le cœur de ville, cœur historique, culturel et populaire.

Ainsi, la Ville, et surtout le centre-ville n’ayant jamais autant bougé que depuis 1995 (le fait le plus marquant et visible étant la création de la ligne de tramway), la ville a retrouvé timidement la voie de la croissance démographique.

Lente, mais continue depuis 1990, elle démontre que Clermont est redevenue une ville attractive, notamment par l’implantation de nouveaux magasins et de nouvelles industries, mais aussi par le développement de nombreuses zones abandonnées jusque là, notamment au Sud de l’agglomération (Plaine de Sarliève, Zone de Cournon…). Cela a permis de développer l’économie de l’agglomération et de créer de nombreux emplois. De plus, Clermont a su conforter sa position de ville étudiante, et elle accueille de plus en plus d’étudiants de tous horizons et de toutes nationalités.

Rassemblement de clermontois lors du dernier match de lASM

Rassemblement de clermontois lors du dernier match de l'ASM

Ainsi, la population clermontoise totalise 137 140 habitants en 1999 contre 136 000 en 1990 avant d’atteindre 139 000 en 2006. Selon les dernières enquêtes de l’Insee, cette lente mais progressive augmentation de population est toujours en marche.

Par Thomas

13 juillet 2009 - Publié par : | Culture | , ,

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