La desserte de l’agglomération
Clermont bénéficie d’une situation plutôt favorable concernant sa desserte autoroutière. Elle est en effet reliée aux quatre points cardinaux par trois (quatre à l’origine) autoroutes.
La plus ancienne, l’autoroute A72 (dont l’ouverture s’étale entre 1977 et 1984) reliait à l’origine Clermont-Ferrand à Saint-Etienne. Commençant à Lempdes, elle dessert Thiers, Montbrison et Andrézieux avant d’atteindre le boulevard périphérique stéphanois. En 2006 et en vue d’assurer la liaison complète Bordeaux – Lyon elle fut renommée A89 entre Clermont et Balbigny, à hauteur d’où une nouvelle portion est construction (ouverture prévue d’ici 2012/2015) pour relier directement Lyon sans passer par Saint-Etienne, et ainsi désengorger l’A47.
A l’ouest, l’A89 surnommée la Transeuropéenne, dernière autoroute construite à assurer une liaison avec Clermont-Ferrand, la relie à Libourne, en Gironde. Son ouverture s’étale entre 2000 et 2008.
Au Nord, l’A71 surnommée l’Arverne, relie notre ville à la capitale via Orléans, où elle se repique sur l’A10. Ouverte entre 1986 et 1989, elle a constitué un axe majeur de désenclavement routier de l’Auvergne et du Centre.
Enfin, au sud, l’A75 surnommée la Méridienne, non encore achevée doit nous relier à terme à Béziers. Entamés en 1991, les travaux, dont la charge incombe totalement à l’Etat, ce qui en fait une autoroute gratuite, sont encore en cours. La seule portion payante correspond au viaduc de Millau, achevé en 2004 (il est sous concession Eiffage pour 75 ans). Son altitude (1121m au maximum) en font une des autoroutes les plus hautes de France.

Vue sur l'A75 dont le relief est parfois problématique en hiver
A l’inverse, la desserte ferroviaire de la Métropole des Arvernes est plutôt catastrophique.
La gare de Clermont-Ferrand se situe toutefois au cœur d’une étoile ferroviaire.
Vers le nord, la ligne la plus développée assure une desserte TER régulière vers Vichy et Riom. De plus, elle permet la liaison par des Corail Téoz vers Paris à raison de 8 allers-retours par jour. C’est la seule ligne électrifiée desservant Clermont-Ferrand. A hauteur de Saint-Germain-des-Fossés, elle permet la liaison vers Roanne et Lyon, en expansion.
Vers le Sud, la ligne des Cévennes, offre un parcours magnifique jusqu’à Arvant. Néanmoins, c’est une ligne non-électrifiée et qui a tendance à tomber dans l’oubli.
Vers l’ouest, une ligne mène vers Durtol et Volvic, et à l’origine continuait sur Montluçon. Toutefois, le manque d’entretien qu’elle connaît a conduit la SNCF à fermer cette portion à partir de Volvic.
Enfin, vers l’est, une ligne à voie unique nous relie à Saint-Etienne via Thiers. Longtemps laissée à l’abandon, elle a bénéficié d’une rénovation récente afin d’éviter sa fermeture.

Gare SNCF de Clermont, dans les quartiers Est de la ville
Clermont-Ferrand ne bénéficie au jour d’aujourd’hui d’aucune liaison à grande vitesse. Face à l’insistance des politiques locaux, plusieurs projets avaient été étudiés, mais pour le moment aucun n’est retenu. Parmi ceux-ci, la création d’une transversale reliant Lyon à Bordeaux par Clermont-Ferrand (la transversale Alpes-Atlantique), mais la traversée du massif central posait trop de problèmes et était trop coûteuse en raison des dénivellés. Un autre projet, plus récent, et qui n’a pas été encore totalement abandonné, consisterait au dédoublement de l’axe Paris-Lyon, qui permettrait de créer deux antennes à destination de Clermont, l’une vers la capitale, l’autre vers Lyon.
La Basilique Notre-Dame du Port

Vue sur le chevet de la Basilique
Première merveille dans le patrimoine clermontois, la Basilique Notre-Dame du Port, église romane, qui se situe sur les débuts de la montée vers le plateau central, entre la Place Delille et la Place de la Victoire (où trône la cathédrale).
Fondée au 6ème siècle et rebâtie entre les 11ème et 13ème siècle avant d’être à nouveau modifiée au 19ème, elle doit son nom au quartier dans lequel elle est née. En effet, la place Delille était au cœur du quartier dit « du Port », c’est-à-dire là où l’on recevait les marchandises.
De facture romane, elle n’a été renommée basilique que tardivement mais constitue aujourd’hui une des cinq églises majeures d’Auvergne avec Saint Austremoine à Issoire, Notre-Dame d’Orcival, l’église de Saint-Nectaire et celle de Saint-Saturnin.
Son porche occidental est le plus ancien et serait issu des restes de la première église qui fut construite à cet emplacement. Il fut orné, lors de la rénovation du 19ème siècle d’un clocher en pierres de Volvic. Le reste de la basilique est construit en arkose, une pierre claire qui contraste avec les teintes sombres de la pierre volcanique régionale.
Porche occidental de la basilique, avec son clocher du XIXème.
Elle bénéficie de proportions parfaites, qui sont attribuées à l’utilisation du nombre d’or dans la construction. Au plan en croix latin classique, s’ajoutent quatre chapelles à l’arrière du cœur et une dans chaque croisillon. La crypte est également visitable.
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques de Compostelle (la première croisade est partie de Clermont-Ferrand), elle a bénéficié d’une vaste campagne de restauration depuis le début des années 2000 et dont la plus importante – la restauration intérieure complète – s’est achevée fin 2008.
A l’extérieur, les dalles en pierres de Volvic qui recouvraient les toitures ont rendu la place aux tuiles canal originelles, et la façade a été entièrement nettoyée. A l’intérieur, les travaux ont consisté au nettoyage de toutes les pierres, à la réfection des tableaux, lustres et vitraux, et à la suppression des joints en ciment qui avaient été rajoutés lors de la derniere restauration. De plus, le badigeonnage des murs dans des couleurs gaies a rendu la basilique dans l’état où elle se trouvait avant 1900.

Intérieur de la Basilique après rénovation
Aujourd’hui, d’autres travaux sont prévus, notamment sur le parvis de la basilique afin de rester en conformité avec les attentes de l’UNESCO. Ils consisteront notamment en la démolition des immeubles qui masquent la vue sur l’église depuis la rue du Port. Enfin, la crypte, qui n’avait pas bénéficié des travaux de restauration en 2007 connaîtra sans doute une réfection également.