Blog sur Clermont-Ferrand

Présentation et actualités de la «Métropole des Arvernes»

Place de Jaude, centre de vie en centre-ville

Lyon a sa place Bellecour, Nancy a sa place Stanislas, Madrid a sa Plaza Mayor… et Clermont a sa place de Jaude.

Connue de tous les Clermontois, et bien au-delà des limites de l’agglomération, la place de Jaude est une des plus vastes de la ville. C’est LA place de la ville. C’est ici que l’on se rend le samedi après-midi pour faire du shopping, ici également que l’on retrouve ses amis pour se détendre sur les terrasses.

D’une superficie de 3,5 hectares, c’est une place rectangulaire et semi-piétonne.

Sans doute créée dès l’époque romaine, la place a connu plusieurs noms : la place de Galde au Moyen-âge, la place de Jalde pendant la Renaissance, et enfin Jaude depuis un peu plus de deux siècles.

Bref historique de la place

La place, au sens d’un espace de réunion publique, existe très probablement depuis l’antiquité, mais selon les historiens, ce n’est que pendant le XVIIème siècle que les premiers aménagements sont apparus. En 1663 on y installe des fontaines et des bassins. Clermont, devenue Clermont-Ferrand avec le rattachement de Montferrand concrétisé sous Louis XV, commence à prendre de l’importance dans le Massif Central. C’est à partir du XIXème siècle que la place devient véritablement centrale et populaire dans la vie des Clermontois. Ses monuments les plus emblématiques sont construits à cette période : statue du Général Desaix (1848) et Statue de Vercingétorix (1903). Sans oublier l’Opéra-Théâtre en 1894.

La place de jaude autrefois

La place de jaude autrefois

Le XXème siècle, siècle de profondes mutations sociales et de progrès majeurs, verra Clermont-Ferrand devenir une ville moderne et ainsi la place de Jaude deviendra un lieu incontournable. La place est réaménagée dans les années 1980 (fontaines, espaces verts…), afin de poursuivre le fabuleux développement urbain et économique qu’apporta l’ouverture du Centre-Jaude (qui est toujours le plus grand centre-commercial de centre ville de l’ensemble Auvergne-Limousin).

Les années 1990 se révéleront bien pauvres en matière d’aménagements urbains concernant la place de Jaude, elle reste quasi-inchangée.

Il en sera tout autre des années 2000. En effet, en 1999, le Conseil Municipal concrétise le lancement de la création d’une ligne de tramway à Clermont.

La Place aujourd’hui

Comme il a transformé la ville, le Tramway a d’abord métamorphosé la place de Jaude. Réaménagée totalement de 2003 à 2005 afin d’accueillir le futur Translohr, la place est devenue le lieu des grands rassemblements populaires (concert géant pour la fête de la musique, écran géant pour retransmettre les matches de l’ASM en finale du Top 14 où de la France en finale de la Coupe du Monde de Football, et nombre autres évènements…).

La place actuelle se compose de 141 arbres, répartis en 3 rangées. La partie nord est composée d’un parvis de basalte sombre éclairé la nuit de 250 diodes rouges et jaunes qui symbolisent le mouvement de la lave. Le reste de la place est pavé de pierres calcaires claires. Les nombreuses petites fontaines alignées sont éclairées le soir de dégradés de rouge. Au sud, le jet principal d’une grande fontaine atteint 22 mètres. Sept pylônes, représentants des tubes entremêlés de 22 mètres assurent une illumination polychrome de l’ensemble et l’éclairage des monuments. Les éclairages des façades, notamment ceux de l’Opéra Municipal et des Galeries Lafayette ont été améliorés.

La Place de Jaude nouveau cru est inaugurée le 10 décembre 2005, en présence de plus de 30 000 personnes.

Enfin, notons que depuis quelques années, une campagne de rénovation de façades, soutenue par la Ville, permet d’embellir la place et sa continuité le long du tracé du tramway et de mettre à jour ses petites beautés architecturales.

La place de jaude aujourdhui

La place de jaude aujourd'hui

Monuments et lieux emblématiques

(ces lieux pourront faire l’objet d’articles plus détaillés prochainement)

  • Église Saint-Pierre des Minimes (1630)
  • Statue du Général Desaix (1848)
  • Opéra Municipal (1894)
  • Statue équestre de Vercingétorix (1903)
  • Galeries de Jaude (aujourd’hui Galeries Lafayette, 1907)
  • Centre-Jaude (1980)
Par Thomas

1 juillet 2009 Publié par : | Patrimoine | | Laisser un commentaire

La desserte de l’agglomération

Clermont bénéficie d’une situation plutôt favorable concernant sa desserte autoroutière. Elle est en effet reliée aux quatre points cardinaux par trois (quatre à l’origine) autoroutes.

La plus ancienne, l’autoroute A72 (dont l’ouverture s’étale entre 1977 et 1984) reliait à l’origine Clermont-Ferrand à Saint-Etienne. Commençant à Lempdes, elle dessert Thiers, Montbrison et Andrézieux avant d’atteindre le boulevard périphérique stéphanois. En 2006 et en vue d’assurer la liaison complète Bordeaux – Lyon elle fut renommée A89 entre Clermont et Balbigny, à hauteur d’où une nouvelle portion est construction (ouverture prévue d’ici 2012/2015) pour relier directement Lyon sans passer par Saint-Etienne, et ainsi désengorger l’A47.

A l’ouest, l’A89 surnommée la Transeuropéenne, dernière autoroute construite à assurer une liaison avec Clermont-Ferrand, la relie à Libourne, en Gironde. Son ouverture s’étale entre 2000 et 2008.

Au Nord, l’A71 surnommée l’Arverne, relie notre ville à la capitale via Orléans, où elle se repique sur l’A10. Ouverte entre 1986 et 1989, elle a constitué un axe majeur de désenclavement routier de l’Auvergne et du Centre.

Enfin, au sud, l’A75 surnommée la Méridienne, non encore achevée doit nous relier à terme à Béziers. Entamés en 1991, les travaux, dont la charge incombe totalement à l’Etat, ce qui en fait une autoroute gratuite, sont encore en cours. La seule portion payante correspond au viaduc de Millau, achevé en 2004 (il est sous concession Eiffage pour 75 ans). Son altitude (1121m au maximum) en font une des autoroutes les plus hautes de France.

Vue sur lA75 dont le relief est parfois problématique en hiver

Vue sur l'A75 dont le relief est parfois problématique en hiver

A l’inverse, la desserte ferroviaire de la Métropole des Arvernes est plutôt catastrophique.

La gare de Clermont-Ferrand se situe toutefois au cœur d’une étoile ferroviaire.

Vers le nord, la ligne la plus développée assure une desserte TER régulière vers Vichy et Riom. De plus, elle permet la liaison par des Corail Téoz vers Paris à raison de 8 allers-retours par jour. C’est la seule ligne électrifiée desservant Clermont-Ferrand. A hauteur de Saint-Germain-des-Fossés, elle permet la liaison vers Roanne et Lyon, en expansion.

Vers le Sud, la ligne des Cévennes, offre un parcours magnifique jusqu’à Arvant. Néanmoins, c’est une ligne non-électrifiée et qui a tendance à tomber dans l’oubli.

Vers l’ouest, une ligne mène vers Durtol et Volvic, et à l’origine continuait sur Montluçon. Toutefois, le manque d’entretien qu’elle connaît a conduit la SNCF à fermer cette portion à partir de Volvic.

Enfin, vers l’est, une ligne à voie unique nous relie à Saint-Etienne via Thiers. Longtemps laissée à l’abandon, elle a bénéficié d’une rénovation récente afin d’éviter sa fermeture.

Gare SNCF de Clermont, dans les quartiers Est de la ville

Gare SNCF de Clermont, dans les quartiers Est de la ville

Clermont-Ferrand ne bénéficie au jour d’aujourd’hui d’aucune liaison à grande vitesse. Face à l’insistance des politiques locaux, plusieurs projets avaient été étudiés, mais pour le moment aucun n’est retenu. Parmi ceux-ci, la création d’une transversale reliant Lyon à Bordeaux par Clermont-Ferrand (la transversale Alpes-Atlantique), mais la traversée du massif central posait trop de problèmes et était trop coûteuse en raison des dénivellés. Un autre projet, plus récent, et qui n’a pas été encore totalement abandonné, consisterait au dédoublement de l’axe Paris-Lyon, qui permettrait de créer deux antennes à destination de Clermont, l’une vers la capitale, l’autre vers Lyon.

1 juillet 2009 Publié par : | Transports | Un commentaire

La Basilique Notre-Dame du Port

Vue sur le chevet de la Basilique

Vue sur le chevet de la Basilique

Première merveille dans le patrimoine clermontois, la Basilique Notre-Dame du Port, église romane, qui se situe sur les débuts de la montée vers le plateau central, entre la Place Delille et la Place de la Victoire (où trône la cathédrale).

Fondée au 6ème siècle et rebâtie entre les 11ème et 13ème siècle avant d’être à nouveau modifiée au 19ème, elle doit son nom au quartier dans lequel elle est née. En effet, la place Delille était au cœur du quartier dit « du Port », c’est-à-dire là où l’on recevait les marchandises.

De facture romane, elle n’a été renommée basilique que tardivement mais constitue aujourd’hui une des cinq églises majeures d’Auvergne avec Saint Austremoine à Issoire, Notre-Dame d’Orcival, l’église de Saint-Nectaire et celle de Saint-Saturnin.

Son porche occidental est le plus ancien et serait issu des restes de la première église qui fut construite à cet emplacement. Il fut orné, lors de la rénovation du 19ème siècle d’un clocher en pierres de Volvic. Le reste de la basilique est construit en arkose, une pierre claire qui contraste avec les teintes sombres de la pierre volcanique régionale.

Porche occidental de la basilique, avec son clocher du XIXème.

Porche occidental de la basilique, avec son clocher du XIXème.

Elle bénéficie de proportions parfaites, qui sont attribuées à l’utilisation du nombre d’or dans la construction. Au plan en croix latin classique, s’ajoutent quatre chapelles à l’arrière du cœur et une dans chaque croisillon. La crypte est également visitable.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques de Compostelle (la première croisade est partie de Clermont-Ferrand), elle a bénéficié d’une vaste campagne de restauration depuis le début des années 2000 et dont la plus importante – la restauration intérieure complète – s’est achevée fin 2008.

A l’extérieur, les dalles en pierres de Volvic qui recouvraient les toitures ont rendu la place aux tuiles canal originelles, et la façade a été entièrement nettoyée. A l’intérieur, les travaux ont consisté au nettoyage de toutes les pierres, à la réfection des tableaux, lustres et vitraux, et à la suppression des joints en ciment qui avaient été rajoutés lors de la derniere restauration. De plus, le badigeonnage des murs dans des couleurs gaies a rendu la basilique dans l’état où elle se trouvait avant 1900.

Intérieur de la Basilique après rénovation

Intérieur de la Basilique après rénovation

Aujourd’hui, d’autres travaux sont prévus, notamment sur le parvis de la basilique afin de rester en conformité avec les attentes de l’UNESCO. Ils consisteront notamment en la démolition des immeubles qui masquent la vue sur l’église depuis la rue du Port. Enfin, la crypte, qui n’avait pas bénéficié des travaux de restauration en 2007 connaîtra sans doute une réfection également.

1 juillet 2009 Publié par : | Patrimoine | , , | Laisser un commentaire

Premier regard sur la ville

Vue de nuit sur la place de la Victoire et la Cathédrale Notre-Dame de lAssomption

Vue de nuit sur la place de la Victoire et la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption

La ville moderne est née d’une union de deux villes distinctes, Clairmont et Montferrand, ordonnée par Louis XIII et confirmée sous Louis XV.

Aux portes de la Chaîne des Puys, plus grand site volcanique d’Europe, Clermont-Ferrand est la préfecture du département du Puy-de-Dôme, et le chef-lieu et la préfecture de la région Auvergne.

C’est l’agglomération la plus importante de l’ensemble régional Auvergne-Limousin.

La ville seule compte 140 000 habitants, tandis que la communauté d’agglomération (Clermont Communauté) totalise 280 000 habitants. Son aire urbaine quant à elle compte 400 000 habitants.

Ses habitants sont les Clermontois.

Le maire actuel de la ville, depuis 1997 et réelu en 2008, est Serge Godard (PS).

La commune de Clermont-Ferrand s’étend 4300 hectares, et son altitude moyenne est de 410 mètres.

Clermont est traversée par la Tiretaine, petit cours d’eau, peu visible en ville, affluent de l’Artière et du Bédat.

En matière de transport, la situation s’est beaucoup améliorée depuis 20 ans concernant la desserte de la capitale Auvergnate (surtout au niveau routier et autoroutier) ; mais de gros progrès restent à accomplir : toujours pas de TGV (peut-être un projet à l’horizon 2020), et l’aéroport international tombe en désuétude.

La capitale régionale dispose donc d’un Aéroport International, sur la commune d’Aulnat. L’Aéroport a accueilli 592 000 passagers en 2005 (contre 1 060 000 en 2002, chiffre à l’époque plus qu’excellent pour une agglomération de cette taille).

La principale gare de l’agglomération est la Gare centrale de Clermont-Ferrand. L’absence de TGV est de plus en plus pesante pour le développement local, qui serait bien plus soutenu avec une liaison à grande vitesse avec la capitale. Toutefois, cette liaison a été plusieurs fois améliorée ces dernières années (passage à V200 sur certaines portions).

En outre, la métropole régionale peut se targuer d’être devenue un vrai carrefour autoroutier entre 3 autoroutes importantes : l’A 71 assurant l’axe Clermont – Paris ; l’A 75 Clermont – Montpellier ; et enfin l’A 89 qui relie aujourd’hui Clermont à Bordeaux à l’Ouest et à Balbigny à l’Est (jonction avec l’A72 vers Saint-Etienne puis A47 vers Lyon) et qui doit à terme (horizon 2012/2015) nous relier directement à Lyon, en réduisant le temps de parcours de 45min.

Intra-muros, l’arrivée du tramway sur pneus (Modèle Translohr, ville pilote de ce nouveau mode de transport) en 2006 a conduit une réorganisation complète des transports en commun. La société T2C, exploitant du réseau, organise la desserte de 15 communes de l’agglomération, avec 21 lignes de bus et 1 ligne de tramway de 14 km. Une 2ème ligne est en projet et permettrait de relier la gare SNCF et le nouvel hôpital directement au centre-ville.

Pour donner un bref aperçu du domaine universitaire et scientifique clermontois, on retiendra que la ville compte 2 universités, l’école nationale des impôts, 1 école nationale supérieure d’architecture, 1 école supérieure d’art, 1 école supérieure de commerce et 5 écoles supérieures d’ingénieurs.

Le CHU de Clermont-Ferrand gère quant à lui de nombreux instituts de formations (écoles d’infirmière, d’aide soignant, de sages-femmes, etc.).

La ville est célèbre, entre autres, pour son équipe de rugby ASM Clermont-Auvergne, son festival international du Court-Métrage, numéro 1 mondial.

Elle est aussi le berceau du leader mondial des pneumatiques, Michelin, et abrite encore son siège mondial historique, et de nombreux centres de productions et de recherches (même si son poids économique et salarial a progressivement diminué depuis les années 80 au profit du secteur tertiaire, des nouvelles PME et de la recherche).

Par Thomas

30 juin 2009 Publié par : | Histoire | Laisser un commentaire

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